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Voilà une bien belle boîte. Rendez-vous compte: une édition limitée, sous forme - une peu cheap, mais bon - de la fameuse configuration de Lemarchand (le fameux jouet maléfique, porte des enfers), contenant les 8 épisodes de la saga 'Hellraiser'. Une épopée créée par Clive Barker en 1986, tout d'abord sous forme d'un roman titrée 'The Hellbound Heart', puis d'un film qui en est vaguement inspiré... Soit le très culte 'Hellraiser'! Les germes de la destruction progressive d'un univers au départ pourtant très intéressant vont s'installer petit à petit. 'Hellbound/ Les écorchés', bien que vieillissant très mal, offre une extension de choix à la domination cénobitique, prenant ses racines au plus profond de la psychanalyse jungienne, et de la mystique religieuse. De plus, la filiation entre les deux films est indéniable et accrocheuse. Et pour ne rien gâcher, il me semble (mais je n'ai pas creusé la question) que c'est une copie non censurée. Par contre, 'Hell On Earth', troisième opus, sent des pieds, malgré quelques nouvelles pistes intéressantes. Doug Bradley (Pinhead) y cabotine plein pot, et s'entoure de nouveaux "saigneurs" high-tech ridicules! Retour aux sources avec 'Bloodline', s'attardant sur le cas de la lignée (sur plusieurs époques) Lemarchand, partant de la création du puzzle maudit pour en arriver à un plan de science-fiction pas terrible. Issu d'une production douloureuse (et cela s'en ressent), ce produit dérivé n'a pas d'auteur véritable, et est signé du pseudo commun des films rejetés: Alan Smithee. Et de cinq avec 'Inferno' (qui augure l'ère des direct to video), se la jouant polar et rédemption quasi (s)catholique. Une hérésie, et un ratage complet. Et surtout l'affirmation du cachetonnage de Bradley/Pinhead (j'apparais dans le dernier quart d'heure, et je prends l'oseille). 'Hellseeker' fait un peu mieux, et remet en avant (un instant) le personnage de Kirsty, histoire de renouer avec le matériau originel. Mais à nouveau, une étrange morale trop cul bénie fout un peu le plan en l'air. Un comble pour un récit originellement païen et sadomasochiste (tendance George Bataille) en plein. 'Hellseeker', c'est également le début d'une outrecuidante hégémonie de mise en scène... Vu que cet opus, et les deux suivants sont réalisés par un seul homme: Rick Bota, plutôt abonné aux séries télévisées. Et Bota nique Pinhead et tout sa clique le temps des pathétiques 'Deader' et 'Hellworld' (qui affiche un Lance Henriksen très fatigué!). Si le coeur vous en dit, et que le prix est juste (soit peu cher), voici de quoi vous faire une exhaustive (tirée à 3000 exemplaires). Sachez que seuls les sous-titres néerlandais sont présents, mais bon, à partir d'un moment, il n'y a plus rien à comprendre! (Gauthier Keyaerts)
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